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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

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Et pas que dans les conservatoires d’ailleurs puisque les bibliothèques sont elles aussi touchées selon les mêmes spécialistes

C’est une sacrée pierre dans la politique mise en place depuis plusieurs années par la mairie de Paris. D’autant qu’elle provient d’un service municipal on ne peut plus officiel et à l’expertise incontestable : le service de médecine préventive (SMP) de la Ville de Paris, l’équivalent de la médecine du travail pour les agents travaillant sous les ordres d’Anne Hidalgo.

De nouveau, les médecins du SMP référents pour la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville se sont penchés sur l’état des conservatoires municipaux d'arrondissement, lesquels sont au nombre de dix-sept dans toute la capitale. La lecture du rapport vient malheureusement confirmer les constats accablants des agents et des organisations syndicales car, comme nousles médecins du travail décrivent une «  charge et une intensité de travail de l’équipe administrative et d’encadrement  importantes et croissantes » avec l’augmentation du nombre d’élèves accueillis, « sans adaptation en conséquence, des effectifs ». Les spécialistes de la santé notent ainsi que cette charge de travail « intense » a augmenté avec « l’ouverture des établissements à des activités de partenariat avec les structures scolaires ». Et bien que « l’équipe pédagogique ait été augmentée, l’équipe administrative serait restée à effectif constant ».

Chacun des dix-sept conservatoires de la capitale accueille entre neuf-cent et deux-mille élèves selon l'arrondissement, tous les jours de 9h à 22h (jusqu'à 20h le samedi) mais il n'y a qu'un agent administratif pour environ 130 élèves soit près de vingt élèves de plus que sur la moyenne nationale ! Rappelons qu'il y a dans les conservatoires, outre les professeurs, des agents qui s'occupent du bâtiment, de l'organisation, des plannings, des inscriptions, de la communication, en bref de tout ce qui permet aux élèves d'apprendre la musique, la danse ou le théâtre dans de bonnes conditions. La ville a donc créé des postes de professeurs coordinateurs, avec une heure par semaine à consacrer à l'administration. Sauf que....

Cela n'a pas eu l'effet escompté, en réalité cela complique parfois même le travail car on peut être un excellent violoniste sans rien connaitre à la maintenance du bâtiment et à l'organisation des équipes. Ce qui n’est pas sans conséquences d’après les médecins de la Ville qui pointent  « la polyvalence » voire le « glissement de tâches », le  «  travail à flux-tendu », du stress, le « sur-présentéisme » des agents qui ne peuvent plus répondre « à leurs obligations familiales et personnelles et disposer de la flexibilité des temps de repos auxquels ils ont droit ». Cinglant !

Dans certains conservatoires, la situation est encore plus critique car subissant de très grandes amplitudes horaires (9h-22h) et pour les agents d’accueil cela se traduit par des horaires flexibles, décalés ou de nuit (bien après 21h), parfois de manière totalement imposée. Une situation qui n’a pas échappé à nos médecins, c’est pourquoi dans son rapport, le SMP évoque la nécessité de « repenser à la hausse des effectifs administratifs, de régie et d’encadrement », et au sein de chaque conservatoire d’ « établir au moins deux régisseurs », bref de recruter ! Maintenant, c'est officiel, il y a urgence.

Un constat d'ailleurs valable pour les autres équipements culturels qui dépendent de la municipalité parisienne (bibliothèques, Ateliers Beaux-Arts…) car le SMP relève là aussi une intensification du travail du fait de l’augmentation des tâches de reporting et d'évaluation : analyses des tâches de travail, rédactions de rapports, de tableaux Excel… d’autant plus que les services centraux ne collaborent pas toujours entre eux. Avec une mention spéciale  pour les bibliothèques car dans leur rapport, les médecins parisiens mentionnent en plus de ce qui a été décrit plus haut des conflits en raison de « la promiscuité et de l’interdépendance des postes de travail (répartition des tâches de travail, plannings hebdos, prise de congés ou nécessités de remplacement en cas d’absence de collègues ». Pour notre syndicat, « l’impression ressentie de répartition inégale des tâches » relève de missions en hausse et d’effectifs insuffisants pour y faire face. Pas d’autre choix que de rompre avec le dogme libéral d’Hidalgo, il faut recruter du personnel !

Équipements culturels : Anne Hidalgo va-t-elle oser rompre avec le dogme libéral ?

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Faisons décoller le référendum citoyen contre la privatisation des Aéroports de Paris

Cette campagne, loin d'être anecdotique, a de vrais enjeux : se saisir d'un outil démocratique inédit 

L’état a décidé de brader son patrimoine en voulant privatiser les aéroports parisiens. C’était sans compter sur la réaction des 248 parlementaires de droite comme de gauche qui ont alors lancé une initiative de référendum d’initiative partagée (RIP) sur la reconnaissance du caractère de « service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris ».

C’est qu’aujourd’hui, les aéroports parisiens sont la principale porte d’entrée et de sortie pour la France. Dans un marché aérien en forte croissance, ils ont accueilli plus de 107 millions de passagers au cours des douze derniers mois, soit deux fois plus qu’il y a vingt-cinq ans. Lancé en 1964, Roissy-CDG en a reçu à lui seul 74 millions. Le groupe ADP (ex-Aéroport de Paris) est actuellement une machine à cash qui a rapporté à lui seul 173 millions d’euros de dividendes à la collectivité l’an dernier : autant d’argent perdu pour les contribuables en cas de privatisation. D’autant que la croissance du nombre de passagers n’est qu’un des aspects de cette folie des grandeurs très rentable. En région parisienne, le groupe s’apparente à un État dans l’État : il possède 6 680 hectares de bâtiments, de terrains, de pistes et d’infrastructures, soit l’équivalent des deux tiers du territoire de la ville de Paris. ADP parie sur le développement de l’activité commerciale qui prospère au cœur de ses aérogares. En 2018, le versement des loyers de 382 points de vente lui a assuré un chiffre d’affaires de 490 millions d’euros.

Investisseur immobilier à part entière, le groupe possède aussi une réserve foncière de plus de 300 hectares qui peut lui permettre à terme de doubler les 1,5 millions de mètres carrés de bureaux qu’il exploite déjà. En conséquence, parce qu’ADP est un enjeu de souveraineté de la France dans ses infrastructures stratégiques de mobilité, parce qu’ADP est une entreprise rentable (son cours en bourse a été multiplié par 3,5 depuis 2006) il faut donc s’opposer à cette privatisation. Alors signez et faites signer la pétition en faveur du référendum ADP en allant sur le site officiel de recueil de signatures 1960 Plymouth Fury Dur dessus Plum Rouge Moulage sous Pression 1 18 Echelle Par.  

Comment faire ?  Se munir de sa carte d'identité. Se rendre sur le site (plutôt sur un PC car le site bugue beaucoup avec les téléphones portables) et remplir le formulaire. Attention, mettez bien tous vos prénoms présents sur votre carte d’identité, sinon le site  qui s'appuie sur la base des listes électorales, ne vous retrouve pas. Ne pas vous étonner du code lié à votre commune : c'est un code insee , pas un code postal. Bien distinguer commune d'habitation (1)  et commune de naissance (2). Puis téléchargez votre récépissé de signature : on n'est jamais trop prudent, le ministère de l'intérieur a du mal avec les chiffres .

Cette campagne, loin d'être anecdotique, a de vrais enjeux : se saisir d'un outil démocratique inédit : pour la première fois, nous pourrions, si nous recueillons les 4,7 millions de voix nécessaires, être consultés sur une privatisation ! C’est un objectif concret et à notre portée : en ces temps de sinistrose,  nous, citoyens, avons plus que besoin de cette petite victoire ! Cette initiative doit donc décoller....Pour signer, c'est ici.

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Make Our Library Great Again !

Alors que le réchauffement climatique est au cœur du débat public, la ville de Paris se désintéresse totalement de ce sujet dans un périmètre qui relève pourtant de sa propre responsabilité lors des deux  épisodes de canicule qui ont eu lieu cet été, fin juin puis fin juillet. Le second s'est  même achevé avec un nouveau record de température de 42,6° C à Paris. En dehors de ces canicules « officielles » les agents de nombreux établissements municipaux de la capitale ont aussi subi d'autres pics de chaleur, avec des températures dépassant régulièrement les 30 voire les 33 degrés à l’intérieur des bureaux et des espaces publics. Dans ces conditions, on ne peut que craindre le pire dans les années à venir au niveau de la santé des agents et des usagers d’autant que la Ville refuse pour des raisons davantage financières qu'écologiques de climatiser ses bâtiments

Dans notre champ d’intervention syndical force est de constater que nombre de bibliothèques municipales sont de véritables aberrations thermiques, ce qui a eu pour conséquence que nombre d’entre elles ont dû procéder à des fermetures anticipées tant la chaleur intérieure était insupportable. Le problème c’est que d’un autre côté, la Direction des Affaires Culturelles (DAC), notre administration directe, n’a rien trouvé de mieux que d’imposer aux bibliothécaires parisiens de compenser ces fermetures qui ne dépendent pas d’eux à travailler en horaires variables d'une semaine à l'autre. Plutôt provocateur pour des personnels qui déjà travaillent le samedi (voire le dimanche) tout en finissant souvent à 19 heures.

Cet été ce sont donc la santé et les conditions de travail des agents des bibliothèques qui ont servi de variables d'ajustement à des conditions de température de plus en plus extrêmes. D’abord en refusant de préciser les critères de réductions horaires ou de fermeture, la DAC s’est déchargée sur les chef-es d'établissement, légalement responsables de la santé des agents. Ensuite en demandant, pour valider des réductions horaires ou des fermetures, des relevés fréquents de température avec...photos des thermomètres ! La marque d'une grande confiance envers ces mêmes chef-e-s d'établissement…

Autre invention géniale de la mairie de Paris lors de la seconde canicule (celle de fin juillet) qui amena là aussi des fermetures partielles ou totales de nombreuses bibliothèques : notre municipalité ordonna aux personnels d’aller travailler ailleurs (dans des établissements pas climatisés et donc aussi surchauffés), de prendre un congé (donc de prendre sur son quota annuel) ou de rattraper les heures non faites la semaine suivante. Changement de politique donc puisqu’en 2017 et même fin juin de cette année les heures n’étaient pas à rattraper.

Résumons : Le/la bibliothécaire travaille donc le samedi, parfois le dimanche, et termine souvent à 19h. Comme tou-tes les salariés-e-s, sa carrière donc son temps de travail ne cessent de s’allonger (avoir 42 ans de cotisation, partir à 63 ans  sans malus…). Et désormais, en cas de fortes chaleurs,  il/elle doit passer en horaires variables d’une semaine à l’autre, donc oublier son emploi du temps négocié en début d’année conciliant nécessités de service et contraintes personnelles. Une semaine à 30 heures, puis une semaine à 46 heures, puis... Pire que la flexibilité de certaines entreprises privées où les changements horaires sont souvent planifiés sur plusieurs semaines voire plusieurs mois…  Dans cette logique il faudra donc travailler le samedi, le dimanche, faire des soirées et être en horaires variables de juin à septembre... Tout ça n’est pas sérieux et surtout ne tiendra pas face au choc climatique en cours.

Il y a pourtant quelques pistes pour commencer à vraiment prendre le sujet à bras le corps Pour commencer la Ville de Paris doit déjà, et en urgence, réparer et rendre opérationnels tous les systèmes de ventilation déjà existants pour chaque établissement, il faut des fontaines d’eau fraîche et au moins un climatiseur dans chaque bibliothèque  pour à minima rafraîchir une pièce. Et on parle là vraiment de à minima !

Au-delà, avec la multiplication et l’intensification des canicules (et parfois pas que pendant les congés d’été comme cette année), on voit mal comment éviter de climatiser une partie des services publics parisiens ! Ce choix aurait l'intérêt de garantir des conditions de travail décentes pour les agents, des conditions d'accueil correctes pour les usagers et la continuité du service public. Et en attendant que ce chantier soit enfin réalisé Anne Hidalgo se doit d’accorder des « congés canicule » exceptionnels plutôt qu’instaurer la « flexibilité canicule » ! A moins que l’on soit obligé d’attendre que des socialistes arrivent un jour à la mairie afin d’appliquer une politique sociale enfin progressiste ? Make Our Library Great Again !

Plan climat : la mairie de Paris va-t-elle sauver les bibliothèques ?

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Prime dominicale, effectifs... les bibliothécaires parisiens concernés par le travail du dimanche se donnent rendez-vous le 19 septembre à la Bourse du travail

Deux nouvelles bibliothèques parisiennes - Jean Pierre Melville (XIIIe) et Robert Sabatier (XVIIIIe) - doivent passer au travail du dimanche d’ici le printemps 2020, soit juste quelque semaines avant les prochaines élections municipales. Une première Assemblée Générale  des personnels de ces deux établissements au printemps dernier avait permis aux agents d’exprimer Mercedes-Benz 220 8-Barres Huit coupé bleu w114 1967-1976 1 18 SUN STAR Model...(effectifs, organisation du travail,…). Des demandes aujourd’hui toujours pas satisfaites. Pour l’heure, la situation reste donc plus que floue quant aux conditions d’ouverture le dimanche pour ces deux bibliothèques.

Ces éventuelles ouvertures dominicales sont l’occasion aussi de faire le point de la situation avec toutes les équipes des bibliothèques concernées par le travail du dimanche - Truffaut (Ier), Canopée (Ier), Sagan (Xe), Helène Berr (XIIe), Yourcenar (XVe), Rostand (XVIIe), Duras (XXe) - tant  du point de vue des conditions de travail mais surtout de la revalorisation de la prime dominicale, laquelle n'a pas bougé depuis plus de dix ans. Cette dernière actuellement de cent euros brut est jugée largement insatisfaisante par la majorité des personnels. L'ouverture de Melville et Sabatier est donc une belle opportunité de remettre ce sujet sur la table et voir tous ensemble quelle augmentation nous devons revendiquer et surtout la façon d’y parvenir.

Cette assemblée générale est organisée par l’ensemble des syndicats représentatifs à la Direction des affaires culturelles de la Ville de Paris (CGT, FO, SUPAP et UCP). A noter que, bien que sollicitée, la CFDT a refusé de s’y associer. Tant pis pour elle. Cette réunion aura lieu sur des heures d’information syndicale et a été autorisée par l'administration pour permettre à chaque agent d'y participer. Rendez-vous donc le jeudi 19 septembre de 9h30 à 12h30 à la Bourse du travail, 3 rue du Château d’eau, salle Eugène Pottier (Métro République).

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Prime, effectifs... les bibliothécaires du dimanche ont rendez-vous à la Bourse le19 septembre

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Et ce n’est pas nous qui le disons mais rien moins que des experts de la question que sont l’INRS et la CNAM ou encore un spécialiste du droit social

A chaque période de canicule, les bâtiments municipaux parisiens semblent pris au dépourvu. Ainsi lors du dernier coup de chaud qui s'était abattu il y a deux ans sur la capitale, plusieurs bibliothèques avaient dû cesser totalement ou partiellement toute activité comme à Chaptal (IXe), Saint Eloi (XIIe), Colette Vivier (XVIIe), Arkoun (Ve), Romilly (XVIIIe), Sabatier (XVIIIe) ou encore Hélène-Berr(XIIe). D’autres auraient dû légitimement les imiter tant les températures étaient élevées (au minimum 35 °C). Il est vrai que les bâtiments ont été conçus pour un climat « tempéré »... Ce qui devrait normalement être le cas, vu la position géographique de la Capitale. Seulement voilà, désormais les périodes caniculaires seront de plus en plus fréquentes. Et la même question revient à chaque fois que les températures deviennent insupportables : Qu’est ce qu’il faut faire pour assurer un travail dans de bonnes conditions ? Pour les spécialistes en santé-sécurité au travail, la réponse est sans appel : au-delà de 33 °C, il faut fermer les établissements !

Ainsi l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) rappelle « qu'au-delà de 30°C pour une activité sédentaire (et 28°C pour un travail nécessitant une activité physique) la chaleur peut constituer un risque pour les salariés ». Et l’institut de préciser que « le travail par fortes chaleurs et notamment au-dessus de 33°C présente des dangers ». De son côté, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) recommande, elle aussi, aux responsables d’établissement de faire évacuer le personnel des bureaux quand les conditions d’hygiène et de sécurité deviennent mauvaises, ce qui est le cas quand les températures atteignent les 33°C.

Le problème, c’est qu’une récente note interne du bureau des bibliothèques (BBL) n’admet un « déséquilibre thermique » que pour une température supérieure à... 36°C (donc contre l'avis des vrais spécialistes). D'autant qu'appeler ça un simple « déséquilibre thermique » ça doit être de l’humour de technocrate. Et ces derniers de surenchérir dans le stand up  en précisant que ce « déséquilibre thermique » n’est valable  que « lorsque le travail est pénible (ex : port de charge lourde...) » !  S’il est indiqué que « la décision de fermer l’équipement » peut être prise avant cette température, celle-ci relèverait du « cas par cas » et du chef d’établissement. Bref, à lui ou à elle de se démerder avec ses équipes.

Ceci dit l'administration reste attentive à ses agents puisque elle recommande toutefois à ces mêmes chefs d’établissement de « mettre à disposition un endroit frais (salle rafraîchie ) », et des « dispositifs pour lutter contre la chaleur : climatiseurs, ventilateurs... ». Mais le hic c’est qu’aucun plan d’équipement n’a été prévu à cette effet, la mairie de Paris invoquant un travail de long terme (isolation thermique, végétalisation…) dans le cadre du plan climat et de la réduction des dépenses énergétiques... Et vu la vitesse d’exécution de l’administration parisienne en matière de rénovation bâtimentaire ça nous mènerait sans doute aux alentours de 2040 !

Au dernier comité hygiène et sécurité (CHSCT)  de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris, les représentant-e-s du personnel ont exigé qu’à minima, chaque établissement puisse bénéficier de fontaines à eau fraîche et d’un système pour qu’une pièce soit rafraîchie. Mais, en attendant, la décision de réduire l’amplitude d’ouverture ou même de fermer un établissement ne peut relever des seuls chefs d’établissement qui en matière de santé et de sécurité des agents, sont en première ligne avec leur responsabilité pénale possiblement engagée. A moins de 33° C, pour fermer partiellement ou totalement, on prend en compte divers éléments (présence ou non d’une pièce rafraîchie, qualité de la ventilation, état de santé et ressenti des agents….). Donc à  33°C, on ferme et c’est tout !

Enfin une note de la DRH de la Ville du 29 avril laisse à l’appréciation des Directions de la Ville (et peut-être des chefs d’établissement) le choix de faire rattraper les heures voire les jours de fermeture pour cause de canicule.  Pourquoi ne pas nous imposer des congés « canicule » pendant que l’on y est ? C’est à la Ville et à ses Directions de garantir des conditions de travail décentes aux agents. La flexibilité horaire (ou demain des congés imposés) ne saurait être la variable d’ajustement de l’absence de dispositifs garantissant des températures vivables aux agents.  Alors, comme le recommande l’avocat spécialiste en droit social, maître Rocheblave sur son site, pour éviter toute responsabilité pénale : « Je vous conseille vivement de ne pas ignorer les recommandations de l’INRS et de la CNAM : « Au-delà de 33 °C, évacuez vos salariés » (lire ici).

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L’air y est tellement malsain que les agents ont dû saisir le CHSCT

Il y a comme ça des bâtiments un peu maudits. On le savait pour la bibliothèque Jacqueline de Romilly (XVIIIe) qui avait dû fermer en urgence l’été dernier (FLUS 5 in 1 Digital Environment Sound Meter Thermometer Hygrometer Anemome FR). Nous devons rajouter aussi à cette liste le cas de la bibliothèque Marguerite Yourcenar (XVe) puisque dès son ouverture en février 2008 cette dernière connaissait déjà des problèmes d’aération liés aux pannes récurrentes du système de chauffage/climatisation, du système de ventilation et à l’absence de fenêtres dans les espaces publics. Le système était censé s’autoréguler, mais cela n’a en réalité jamais fonctionné, et d’incessantes interventions du STEG, le service en charge de la maintenance  (parfois plusieurs dans la même semaine) s’avèrent nécessaires pour maintenir un air renouvelé et une température correcte. Gênant pour un bâtiment décrit à l’époque comme révolutionnaire et « écoresponsable ».

Ces dysfonctionnements ont évidemment fini par faire l’objet, à peine quelque mois après son inauguration, de nombreux signalements de l’équipe comme des usagers. En novembre 2009, l’équipe de la médiathèque avait ainsi adressé une lettre à la directrice des Affaires Culturelles de l'époque, faisant état de conditions de travail très pénibles en raison d’un air desséché, une atmosphère viciée et confinée et une température avoisinant parfois les trente degrés. Vingt-huit membres de l’équipe témoignaient alors de malaises divers tels que maux de tête, vertige, sensation de soif constante, irritation de la gorge et, pour quinze d’entre eux, irritation des yeux.

À cela s'est aussi ajoutée ces dernières années une dégradation de la prestation de la société de ménage après des changements de prestataires suite aux appels d’offre tendant toujours vers le moins-disant de la part de la Ville de Paris. Conséquences : des agents en nombre insuffisant (un a deux seulement pour trois mille mètres carrés) et dont le travail est en plus entravé par du matériel inadapté qui fait que désormais le nettoyage de la bibliothèque Yourcenar et ses immenses surfaces de moquette n’est plus vraiment à la hauteur et que les poussières s'accumulent.

De quoi aggraver la situation puisque ces dernières semaines, des bibliothécaires ont signalé par le biais de fiches du cahier hygiène et sécurité de possibles conséquences sur leur santé : irritations oculaires, gênes respiratoires, maux de têtes... et peut-être même des pathologies chroniques qui auraient pu être contractées en service, sans doute à cause de la mauvaise qualité de l’air. La situation ne pouvait plus rester sans réponse du côté de la Ville de Paris

Alertés par la CGT lors du dernier comité hygiène et sécurité (CHSCT) de la direction des affaires culturelles (DAC) plusieurs services ont donc officiellement pris des engagements. Ainsi la DAC va elle faire réaliser une analyse de la qualité de l’air en situation normale (présence d’agents et d’usagers) et le prestataire du marché de ménage va être lui interpellé par les services de la mairie quant aux moyens d’assurer un nettoyage de fond des moquettes.

Première mesure déjà mise œuvre : l'inspection du travail de la Ville (la MISST), composé de spécialiste en santé et sécurité au travail, est venue effectuer une première visite notamment centrée sur les ventilations.Sinon, autre hypothèse avancée par d'autres qui n'est pas à écarter : le syndrome du bâtiment malsain (Néo 1 43 résine MERCEDES-BENZ T80 T-80 PAYS VITESSE RECORD voiture Allemagne). De son côté la médecine préventive se tient à la disposition des agents qui le souhaitent pour des visites à la demande et l’étude d’éventuels aménagements de poste ou de reconnaissance de maladies contractées en service. Sinon prendre aussi quelques conseils dans cet excellent bouquin.

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Les préconisations de l’instance sur les conditions de sécurité au travail sont en principe à la portée d’une municipalité socialiste dirigée par une ancienne inspectrice du travail !

En septembre dernier, une agente de nettoyage de la Ville de Paris avait été retrouvée morte, plusieurs heures après son décès, à la bibliothèque Couronnes (XXe) alors qu’elle y travaillait seule le lundi, jour de fermeture de l’établissement. Une situation tellement choquante que la mairie de Paris n’avait eu d’autre choix que de prendre la décision immédiate de mettre fin au travail isolé pour les personnels en charge du nettoyage des bâtiments municipaux. De leur côté, les syndicats, unanimes, avaient demandé une enquête dans le cadre du CHSCT (comité hygiène et sécurité) afin d’analyser les circonstances de ce drame et de préconiser des mesures de prévention. Le résultat de cette enquête vient d'être rendu public.

Parmi les constats, les membres du CHSCT ont pointé de graves carences concernant les conditions de sécurité et l’organisation du travail, notamment une « situation récurrente de travail isolé », « un système d’alerte aux nombreuses limites » ou encore un suivi médico-administratif « défaillant » (Nave Roma 1943 Kit 1 350 Trumpeter Tr05318 Miniature). Pour éviter ce genre de situation, les principales préconisations du CHSCT faites à Anne Hidalgo et son administration sont pêle-mêle de « mettre fin au travail isolé », de modifier ou renforcer « les plans de prévention pour les agents des entreprises extérieures » et bien sûr de contrôler cette sous-traitance, souvent sauvage, sur les « conditions de travail, de santé et de sécurité au travail des agents du privé ». Un programme en principe à la portée d’une municipalité socialiste dirigée par une ancienne inspectrice du travail !

Ce qui est sûr, c’est que de toute façon, les mandaté-e-s CGT des CHSCT s’opposeront à toute tentative de « placardisation » de ces constats et propositions. Partout, ils s’engageront pour que ces préconisations se concrétisent dans des plans d’action. Pour notre syndicat, l’élimination des situations de travail isolé doit s’appliquer dans toutes les directions de la ville. C’est donc une responsabilité de la DRH d’impulser un travail de recensement de ces situations, direction par direction, afin d’y mettre un terme. Nous ne pouvons que nous opposer à ce qui semble relever d’un transfert progressif des activités de nettoyage aux prestataires privés d’autant qu’il rend plus difficile la prévention des risques liés au travail isolé pour les agents de ces entreprises. Le résultat de l’enquêteRENAULT GALION BUS AMIOT PINDER PERFEX 1 43

Santé au travail : la maire de Paris peut désormais vraiment appliquer son programme